-
Posté dans perspectives par Matthieu Lamy le 14 juin 2009
Trois nouvelles qui, au final, vont dans le même sens.
Personne ne veut d’une loi qui fait de vous un voyou, à qui l’on coupe tout lien avec ce qui est aujourd’hui le premier moyen de communication. Quelque part, on peut faire une analogie avec le fait de descolariser un enfant. Pour autant, il faut bien admettre que le piratage fait du mal (comme un enfant perturbant un cours), non pas tant à l’industrie musicale (qui s’est bien engraissée pendant trois gourmandes décennies), mais comme toujours, aux “petits” artistes (ceux que l’on dénigre le lundi et qu’éventuellement on adule le vendredi).
Finalement, les luttes internes à cette industrie qui durent depuis que M. Napster est venu mettre son grain de sel dans l’Histoire, ont été précurseurs à la crise internationale que nous connaissons depuis de longs mois. Tout le monde souhaite que les Majors aient moins de pouvoir, que l’argent soit mieux distribué et que l’on revoit à la baisse tout un système. En gros : arretez les énormes promos marketing, payez plus, accéptez de vendre moins et moins cher.
Se pose le problème de continuer à produire des disques de qualité, et ça, ça coute toujours de l’argent.
Myspace mal en point ? Nécessité de lacher du lest ? La situation dans laquelle se retrouve Myspace est tout ce qu’il y a de plus logique. Depuis le rachat par NewsCorp., Myspace n’a jamais réussi à évoluer et se réinventer. Pourtant première énorme plateforme de réseau social du Web, Myspace connait toujours les mêmes points faibles (qui n’engagent que moi) :
- Une interface laide, brouillon et lourde à charger pour le navigateur
- Des possibilités d’interaction limitées
- Des messages d’autres groupes qui font leur promo sur votre page
- Un moteur de recherche pas très performant
- Myspace Music, où l’alliance avec les Majors qui en a fait fuire plus d’un
Bref, comment s’étonner que Myspace n’arrive pas à monétiser, alors que c’est la seule plateforme de premier rang (en terme d’utilisateurs) qui n’ait pas évoluée depuis des années. Le marché du réseau social étant tout neuf, il est amené à évoluer en permanence. Myspace a perdu la guerre du “user centric”, perdra-t’elle la guerre du “music centric” ? Je crois personnellement qu’elle l’a déja perdu.
L’industrie ne monétise pas. Myspace non plus. Mais qui fait de l’argent dans ce milieu ?? La réponse est simple : ceux qui vendent moins cher (et ceux qui vendent plus que de la musique, mais nous y reviendrons plus tard). Cela fait des années que je souhaite enfin pouvoir acheter (et vendre) du numérique sans DRM pour un prix justifiant le medium (numérique = aucun frais de pressage et de copie). Amazon vend aujourd’hui des albums à 2,99 Euros et des singles à 0,49 Euros. Reste à voir si cela va durer, mais c’est un bon début !
Je suis convaincu que l’on obtient à partir de ces trois nouvelles, un bon début de méthode :
- N’agressez pas votre public
- Offrez lui les bons outils de partage
- Permettez lui d’acheter simplement pour pas cher
Le public vous le rendra.
-
Posté dans musique, perspectives par Matthieu Lamy le 5 juin 2009
Je vous parle d’un slogan que les moins de 20 ans peuvent ne pas connaitre.
Non, nous n’allons pas vous montrer des photos de nos parties intimes (on ne se connait pas assez voyons !). Par contre, ce projet va vous présenter beaucoup de matière artistique non finie. Et c’est bien là où je veux en venir.
Où se situe la limite de ce qui est montrable ou pas ?
Certains me diront qu’il est impensable pour eux de faire écouter des répétitions ou n’importe quel type d’enregistrement, tant que cela ne “sonne” pas d’une certaine façon. D’autres argueront (à juste titre) que les droits d’auteur ne permettent pas de diffuser n’importe quoi dans n’importe quelles circonstances.
Qu’en est-il pour nous ?
De notre côté, nous sommes enthousiasmés à l’idée de présenter un projet en constante évolution. Nous n’avons (presque) aucun souci quant à la qualité de ce que nous allons mettre en ligne et pas de restrictions quant à la diffusion de notre musique. Vous serez donc amenés à (possiblement) entendre des versions assez différentes de mêmes chansons. Vous entendrez des chansons sur lesquelles nous commençons juste à travailler, fraichement enregistrées lors de répétitions, comme des versions sorties d’un studio d’enregistrement. Cela signifie que, parfois, vous entendrez des morceaux mal exécutés…il va falloir qu’on assume !
Et vous :
- Public : qu’êtes vous prêts à entendre ?
- Musicien : qu’êtes vous prêts à faire écouter à votre public ?
- Tous : où commence l’auto censure ?
Donnez nous vos avis !
-
Posté dans musique, perspectives par Matthieu Lamy le 18 mai 2009
Vaste sujet…
Au retour de la dernière séance de travail à trois, dans la voiture, Philippe me disait qu’il était finalement assez rare de travailler avec des artistes qui se permettent et permettent à leurs musiciens d’essayer, de lancer des idées, bref de s’exprimer totalement (bon j’exagère un peu quand même !). Alors, à quoi cela tient-il ? Question d’ego ? Pression du label ? Pression quant à la réaction du public ? Peur que cela prenne du temps et que le budget alloué ne le permette pas ?
J’imagine que dans beaucoup de cas, tous ces paramètres se confondent ! Mais tout de même, je trouve cela surprenant de penser que l’on puisse demander à des musiciens de jouer des parties préparées alors que le contexte permet souvent de laisser chacun apporter sa touche. Je ne pense pas que Tears For Fears ait imposé à Phil Collins de jouer Woman In Chains d’une certaine manière. Peter Gabriel n’a pas le même son en jouant avec Manu Katché ou avec un autre batteur. Il y a donc des raisons à cela.
Ce qui me plait dans cette relation, c’est avant tout l’échange. Dans la situation actuelle, j’arrive avec des morceaux plus ou moins structurés / terminés. Quelque part j’ai une idée très précise de ce que j’attends de notre travail. Pour autant, Philippe et Sylvain ont une totale liberté pour proposer des idées qui peuvent parfois aller complètement à l’inverse de ce que j’entends dans ma tête. Et cela permet souvent d’arriver à des choses bien meilleures ! Tout le monde y trouve son compte et je pense que tous les deux apprécient cette démarche.
Ce projet a pour but d’explorer. Tout le monde ne va pas dans le même sens, et je le comprends. Aujourd’hui notre musique me semble assez conventionnelle (et c’est normal après 6 ou 7 répètes). Demain, elle n’aura pas le même visage. Ce projet a pour but de montrer comment se construit un groupe qui se dit juste “on s’entend bien, on s’apprécie à tous niveaux, ça colle bien entre nous musicallement, on verra bien ce que ça donne !”. Dans un futur (proche) billet, je traitrai de la notion ce qui est montrable / écoutable ou non. N’hésitez pas à réagir !
-
Posté dans perspectives par Matthieu Lamy le 3 mai 2009
Nous sommes en 2009 et (enfin) Paypal propose une option de micro paiement à ses clients.
Tout d’abord, il faut noter que ce système n’est accessible que depuis les Etats-Unis pour le moment. La commission tombe alors à 5% de la transaction, plus un frais fixe de 5 centimes. Avantageux non ?
Mais pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On peut bien sur imaginer que les marges élevées de Paypal relèvent d’un manque de concurrence, Amazon et Google ne parvenant pas à gagner en présence sur ce créneau. Mais il faut tout de même saluer une entreprise qui a réussi à innover et propose des services simples d’installation et d’utilisation. Forcément, les vendeurs ou acheteurs se dirigent naturellement vers Paypal quand on leur parle de paiement en ligne.
On peut donc imaginer que les services musicaux basés aux USA (ou dans les paradis fiscaux qui leurs sont rattachés) vont très vite pouvoir profiter (et faire profiter leurs clients ?) de cette offre.
-
Posté dans perspectives, videos (Add new tag, JSON, Vimeo) par Matthieu Lamy le 13 avril 2009
On se demande encore…
Vous trouverez un lien vers l’article de Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Json